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Description

Au Nord-Cameroun, la situation sanitaire est dramatique. En octobre 2009, dans les environs de Dazal, une épidémie de choléra a fait 82 victimes. Dans une zone ne comptant que 3 points d’eau pour 8000 habitants, les conditions d’hygiène sont déplorables tandis que la population est constamment victime de maladies diarrhéiques. Le projet de l’association Morija opte pour une approche globale du problème, en allant du préventif au curatif. Il prévoit :

  • la sensibilisation aux règles d’hygiène élémentaires en vue de changer des comportements vecteurs des maladies (lavage des mains, utilisation d’ustensiles et de récipients propres…)

  • la construction de latrines améliorées pour renforcer les conditions d’hygiène et réduire les maladies liées à la défécation en plein air,

  • la construction de 10 puits pour faciliter l’accès à l’eau potable,

  • des visites médicales hebdomadaires en brousse pour fournir des soins préventifs et curatifs

Objectifs

Diminuer la mortalité due aux maladies diarrhéiques en améliorant l’accès à l’eau potable et aux structures d’assainissement

Bénéficiaires

8000 personnes réparties dans 10 villages et ses environs

Partenaire local

Centre de santé intégré Guider

Durée

1 an

Montant recherché

CHF 34’596.–

Localisation

Dazal, Cameroun

Résultats

Le projet a permis de réaliser :

  • 10 latrines publiques double fosse construites dans les endroits stratégiques : Les latrines publiques sont bien entretenues par les villageois et particulièrement fréquentées les jours de marché. Elles offrent plus de sécurité et d’intimité aux femmes.

  • 10 puits améliorés avec abreuvoirs : Grâce aux puits, environ 3000 personnes ont accès à une eau potable. La prochaine étape est la mise sur pied de comités de gestion communautaire des puits. Ces puits nécessitent un entretien fréquent, mai peu coûteux en matériel et en compétences. Les femmes et les jeunes filles en sont les principales bénéficiaires.

  • La sensibilisation aux règles d’hygiène, par les sorties des unités mobiles et l’aide du Peace Corps (qui a mis à disposition des ressources humaines et réalisé des sketchs de sensibilisation). Les unités mobiles de santé répondent à un réel besoin car le centre de santé le plus proche se trouve à plus de 10km. Elles sont composées d’un chauffeur, d’un infirmier, d’un laborantin et d’une pharmacienne et se rendent une fois par semaine dans le canton de Dazal à la saison sèche quand les routes sont praticables. En 2011, l’achat d’un microscope solaire a permis de faire des consultations en brousse (détection du paludisme ou des parasitoses). La sensibilisation a souvent eu lieu dans des lieux publics villageois, entre autres en raison de la difficulté à atteindre les femmes (majoritairement musulmanes) dans leur foyer. La sensibilisation portait notamment sur le lien entre hygiène et santé, l’importance d’une alimentation équilibrée, l’entretien des puits, l’allaitement maternel…

La santé du lieu s’est améliorée : lorsque, en 2010, une épidémie de choléra a frappé la région, le site du projet a été épargné.

» 36_Fiche_-_Morija_Watsan_Dazal-final_web.pdf

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