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Description

Le village de Samet compte 453 habitants. Il est l’un des 34 villages de la commune de Djiredji, peuplée de plus de 20'000 habitants. Il est entouré par plusieurs vallées (bas-fonds) se situant dans les alentours, d’une taille de plus de 120ha (la taille varie actuellement en fonction des précipitations) de rizières cultivables (équivalent à plus de 170 terrains de foot). C’est l’épicentre de la production de riz de la commune de Djiredji. Plus de 50% du riz de la commune y est produit. Les habitants de cinq villages voisins (Sindina, Balmadou, Kocoumba, Badoli et Boumouda) y cultivent également leur riz. Les 5'272 habitants de ces six villages, comme ceux de la commune tout entière, vivent quasi exclusivement de l’agriculture, dont principalement la riziculture et la production de fruits (mangues et anacardes). Les habitants s’adonnent également à la pêche à l’épervier (dans le fleuve Casamance), à l’artisanat et au petit commerce. Dans la zone de Samet, les récoltes de riz s’élèvent entre 120 et 160t par an en fonction de la météo. Actuellement, les femmes transforment tous les deux jours 16 kg de riz brut (paddy) pour obtenir 10 kg de riz blanc permettant de couvrir les besoins d’environ 20 personnes. C’est un travail extrêmement pénible. Pire encore, ces paysans sont à la merci de la spéculation qui enrichit les commerçants. Face à ce manque de perspectives, les illusions véhiculées par l’exode rural attirent de plus en plus de jeunes et les poussent à quitter définitivement les villages. La qualité des réalisations ainsi que la motivation des bénéficiaires ont toujours été exemplaires, entre autres grâce également à l’engagement indéfectible de la part des autorités communales.

Objectifs

Le projet permettra d’améliorer les conditions de vie des paysans et de leur famille. L’appropriation de la transformation professionnelle du riz leur permettra de dégager une plus-value et ainsi de s'émanciper du marché spéculatif sur le riz brut, tout en soutenant l’autonomie féminine.

Bénéficiaires

  • L’association pour le Gestion de la Vallée de Samet (AGVS) qui compte 350 membres dont 70% de femmes.
  • 5'200 habitants des 6 villages voisins peuvent venir la transformer en payant la prestation.

Partenaire local

L’association AGVS – Autorité communal de Gjiredil – ANCAR : Agence Nationale du conseil agricole et rural – GERME et PACTE – Entreprise EGCT

Durée

1 an

Montant recherché

CHF 18'500.-

Localisation

Sénégal, région de Sédhiou, commune de Djiredji, village de Samet

Résultats

Un tracteur a pu être acquis grâce au soutien du programme PAPSEN (Programme d’Appui au Programme National d’investissement dans l’Agriculture au Sénégal) à la place des 3 motoculteurs prévus. Ce choix a été motivé par la nature du sol argileux qui compliquait l’utilisation des motoculteurs. A cela, s’ajoute le fait que le tracteur est capable de préparer entre 3 et 5 ha par jour avec sa herse. Le défi réside dans l’entretien du tracteur, qui, sur le long terme et couplé à une utilisation adéquate et soigneuse sera la clé de la pérennité du projet. Une formation dans ce sens a permis aux responsables d’acquérir les compétences nécessaires pour entretenir un tracteur. Une formation en riziculture a aussi été dispensée.

En plus du tracteur, l’unité a été équipée d’une batteuse mobile et d’une décortiqueuse. 30ha ont pu être préparés lors de cette 1ère campagne.

4 meuniers et 2 conducteurs ont été engagés. Chaque binôme a été rejoint par un apprenti pour assurer la relève. 4 jours de formation ont eu lieu pour maîtriser la batteuse et la décortiqueuse et 5 jours ont été nécessaires pour la maîtrise du tracteur. Ces personnes sont rémunérées à la tâche sur la base de la consommation du carburant. Quant aux membres de l’association qui travaillent à temps partiel à l’unité, ils peuvent y décortiquer gratuitement leur riz. Les membres peuvent bénéficier du fonds de petit-crédit du groupement.

Les plans du centre ont été légèrement modifiés par rapport au projet initial. Le bâtiment principal est composé de 2 salles (une salle est consacrée au décorticage du riz et la deuxième au stockage du riz non- décortiqué) et d’un hangar (pour garer le tracteur et la batteuse mobile à l’abri du soleil et de la pluie). La batteuse n’est utilisée qu’en plein air, soit au niveau du périmètre de l’unité, soit directement dans les champs (amenée par traction animale). La transformation dans les champs a l’avantage de réduire, d’une part, les frais d’acheminement des gerbes de riz vers l’unité (moins de volume) et d’autre part de laisser de la paille de riz dans les champs (enrichissement des sols).

25 membres ont été formés en dynamique organisationnelle (PACTE) durant 5 jours, dont certains font partie des comité́ de direction et comité de gestion.

Le démarrage de l’unité n’est pas passé inaperçu au niveau de la commune. C’est la première unité de transformation de riz mécanisée de la commune de Djiredji. De nombreux agriculteurs font appel à l’unité pour profiter des services (préparation des champs, battage ou/et décorticage). La campagne d’information au niveau communal a été couronnée de succès et va être étendue. Pour le moment, l’unité n’effectue que de la prestation et non de la production propre. Pour cette raison, rien n’est encore vendu sur les marchés.

Le groupement prévoit à moyen terme d’acquérir une décortiqueuse d’arachides et un moulin multifonctionnel (arachide/mil/maïs) avec les bénéfices dégagés par les activités de l’unité. La récolte de riz est en effet cantonnée à une période précise et limitée. La diversification est donc fortement encouragée, car elle permet d’étendre la période de fonctionnement de l’unité. Néanmoins, l’ajout d’activités doit être autorisé par notre équipe de coordination. Il faut en effet garantir qu’elle soit faite dans le respect des normes d’hygiène.

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