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Ombre-haut

Associations Grandir à Butare et Rwanda Ensemble : Etat de situation de leurs projets au Rwanda dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Le coronavirus a finalement atteint le Rwanda le samedi 14 mars. Très rapidement, les écoles, les églises sont fermées, les rassemblements sont interdits et les employeurs demandent à leurs employés de travailler chez eux. La pandémie progresse à son rythme. Le pays tourne au ralenti.

Les boursiers que nous soutenons sont retournés au domicile familial. Toute circulation est interdite : bus, motos, toute la population est confinée au domicile.

Les dernières mesures gouvernementales (début mai) prévoient un allégement du confinement. Les transports à l'intérieur des régions (Kigali reste isolé du reste du pays), l’ouverture des magasins et des marchés sont autorisés mais les écoles restent fermées jusqu'en septembre. Selon toute vraisemblance, les écoliers débuteront alors une nouvelle année scolaire.

Pas d'argent pas de travail ! La pandémie amène en plus de la maladie, la faim. Début avril, le gouvernement étudie l’organisation de la distribution de vivres. La population et les paroisses se mobilisent pour distribuer des vivres grâce aux collectes.

Notre futur projet d’hôtel maternel est aussi impacté, mais nous avons adressé une aide d’urgence pour les 20 jeunes mères en difficulté.

Notre projet de minicentrale solaire progresse malgré la pandémie et dès que le déconfinement sera autorisé, nous allons pouvoir mettre la station de recharge en fonction et commencer la distribution des lampes solaires en juin.

Association ATACORA-Valais : Etat de situation à Tanguiéta au nord du Bénin face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

A l’Hôpital St Jean de Dieu de Tanguiéta, hôpital de plus de 300 lits -référence dans la région, des mesures de prévention et d’information ont été rapidement prises. Aucun cas de Covid19 n’a été diagnostiqué dans la région jusqu’à maintenant 28 avril.

Personnel, patients sont informés sur les gestes barrière, les distances de sécurité et l’hygiène des mains en particulier. Chaque personne qui rentre dans l’enceinte de l’hôpital doit porter un masque. Des fontaines ont été installées à plusieurs endroits pour le lavage des mains et l’Hôpital produit lui-même de la solution hydro-alcoolique.

La consultation a été réorganisée avec des petits groupes de patients à la fois dans l’espace d’attente (permettant le respect des distances). Ces mesures représentent ce qui peut être entrepris car il n’y aurait pas de ressources pour la prise en charge de patients gravement atteints de Covid19. Aux dernières informations (26.4) des tests devraient arriver sous peu -tests rapides avec confirmation dans un labo de la capitale si positifs- avec des traitements de chloroquine et azithromycine pour les positifs. Ces tests seront destinés en priorité au personnel de l’Hôpital puis à la population en général. L’activité opératoire est restreinte, orientée principalement sur les urgences. Un effet positif du couvre-feu est une diminution significative des accidents de la circulation.

La fréquentation de l’Hôpital a très fortement diminué depuis le début de l’épidémie. Les gens ont peur de se rendre à l’Hôpital et d’y attraper le Covid. Ils se tournent encore plus qu’à l’habitude vers la médecine traditionnelle avec parfois des évolutions très défavorables voire fatales, certains tradipraticiens n’étant pas fiables. En période normale le recours à l’Hôpital se fait plus rapidement en seconde intention quand cela va mal avec les traitements des guérisseurs. La région, en plus du paludisme p.ex, souffre chroniquement de problèmes de fièvre typhoïde et les admissions pour cette pathologie (surtout des perforations intestinales) diminuent significativement. Enfin les missions médico-chirurgicales européennes normalement régulièrement présentes tout au long de l’année sont interrompues depuis début février.

Il y a un certain confinement de la population et un couvre-feu, les écoles sont fermées. Le pays est coupé en 2, les cas de Covid19 étant concentrés dans le sud et la circulation des personnes est quasi impossible entre les 2 zones (réservé aux motifs graves et seulement sur autorisation préfectorale).

Les bus assurant normalement le transport de personnes entre Cotonou et l’Atacora ne font plus que du transport de marchandises. Les frontières sont officiellement fermées. A Tanguiéta et la province de l’Atacora il n’y a apparemment pas de famine actuellement parmi cette population rurale.

Association MEA : Etat de situation de leur projet en Sierra Leone dans COVID-19: Quel impact au Sud?

En date du 15 avril, les autorités ont recensé dix cas de COVID-19 en Sierra Leone, principalement dans la capitale.

Il n'y a pas de cas déclaré à Masanga, ni dans le district, et j'espère que tout le monde pourra y échapper. Le gouvernement a tout de suite réagi, en commençant par imposer trois jours de confinement et en fermant toutes les écoles. La population a été priée de renoncer à tout déplacement, ce qui va s’avérer difficile pour des gens qui vivent, la plupart du temps, de petites activités commerciales.

Les prix sont en rapide augmentation : le sac de riz, qui constitue la nourriture de base, est passé de SLL 180'000 à SLL 250'000 en quelques jours.

En l’état actuel, les mesures suivantes ont été mises en œuvre sur le plan de l'hygiène, Nous disposons de deux médecins et de deux infirmières parmi nos grands élèves en fin d'études. Ce sont eux qui vont organiser un système d'information concernant les règles d'hygiène et assurer la distribution de seaux et de savon.
Sur le plan alimentaire, les familles sont actuellement en mesure d’assurer leurs besoins quotidiens.

Sur le site scolaire de MEA, nous pensons reprendre les cours pour les 2ème, 3ème et 4ème années de notre école, en divisant les classes en deux groupes de dix élèves. Les repas seront assurés comme d’habitude à midi pour toutes les élèves. J’ai proposé que nos élèves de 5ème et 6ème années, qui sont actuellement dans les écoles publiques, rejoignent notre école. Nous venons de terminer le dernier bâtiment et deux classes sont libres. Les repas seront distribués à tous les élèves, qui se rendront les uns après les autres auprès des cuisinières avec leur assiette. Nous avons déjà constitué une réserve de 10 sacs de 50 kg de riz. Il est question d'en acheter beaucoup plus.
Nous prévoyons également d'acheter des radios, afin que les élèves habitant dans les villages éloignés puissent suivre les cours dispensés par le gouvernement.

Une alternative, à laquelle nous avons renoncé, aurait été de distribuer des sacs de riz à chaque famille, mais cela aurait impliqué de nourrir une population beaucoup plus importante et de répéter l’opération toutes les deux semaines. Un tel engagement s’avère trop coûteux pour notre association, et il faudra compter sur d’autres organismes, notamment gouvernementaux, pour assurer le cas échéant cette prestation.

Nous espérons tous que la pandémie en cours n’atteindra pas la région de Masanga et que tout ira pour le mieux pour cette population qui a déjà tellement souffert du virus Ebola.

E-CHANGER : Etat de situation de leur projet au Burkina Faso face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Plus que jamais, le rôle de la société civile est indispensable pour tenter d’offrir une vie digne aux plus vulnérables en ces temps de crise mondiale. La crise COVID-19, d’une ampleur rarement vue puisqu’elle touche le monde entier, est un révélateur des inégalités sociales qui structurent notre société. En effet, les questions d’accès aux soins, à une alimentation saine ou encore à un revenu suffisant sont encore plus déterminantes lors d’une crise comme celle-ci.

L’engagement d’E-CHANGER pour un monde plus solidaire par le soutien des mouvements sociaux luttant pour améliorer les conditions de vie des plus défavorisés, le respect des droits humains fondamentaux et de l'environnement est absolument essentiel. 

A l’heure actuelle, nos organisations partenaires, les coopér-acteurs/trices ainsi que nos collègues assurant la coordination dans les pays font au mieux pour continuer leurs missions tout en respectant les normes de sécurité. Cela se traduit notamment par un ralentissement ou une réorientation des activités selon les mesures sanitaires prises par les pays. Toutes et tous font preuve d’une grande créativité et tentent de maintenir leurs activités au profit des populations fragilisées et encore plus exposées face à cette crise.

Au Burkina Faso, on comptait le 7 avril, selon l’OMS, 364 cas de personnes infectées dont 246 cas actifs et 18 décès. Le pays n’a pas décrété de confinement, mais a tout de même mis en place l’arrêt des transports interurbains, la fermeture de certains grands marchés et des écoles et universités, un couvre-feu de 19h jusqu’à 5h du matin ainsi que  l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes. Le gouvernement a également mis en place un système de centralisation des cas dans un seul établissement hospitalier. Selon Jeune Afrique, des aides aux entreprises que ce soit dans le secteur informel ou formel ont également été annoncées par la présidence. 

Le Burkina, avec un système sanitaire fragile, où la sécurité alimentaire est une préoccupation quotidienne pour une grande majorité de la population et un contexte sécuritaire vacillant, risque d’être d’avantage fragilisé par une crise de cette ampleur, impactant de facto les plus vulnérables. Parmi les groupes de population les plus fragilisés se trouvent notamment les centaines de milliers de déplacés internes, composés en majorité de femmes et d’enfants, ainsi que les millions de personnes vivant du commerce informel et qui ont besoin de sortir de chez eux pour survivre.

Association Projet Nauyaca : Etat de situation de leurs projets au Mexique face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Le covid-19 est en train d’arriver au Mexique, avec juste quelques  semaines de retard par rapport à l’Europe. On prévoit que la vague de  contagions et de décès arrivera à son apogée la première semaine du  mois de mai. Les mesures de confinement n'ont été prises de manière officielle que le 23 mars, quand la pandémie était déjà arrivée dans le pays. Mais certaines personnes et entreprises ont pris leurs  propres mesures préventives avant cette date, l’expérience de la grippe H1N1 en 2009 ayant fait prendre conscience de l’importance de faire attention au contact physique, de se laver souvent les mains et de mettre des masques.

En outre, les retombées négatives sur l’économie sont préoccupantes au  Mexique, étant donné que le 57% de la population vit de l’économie  informelle, qui oblige les gens de sortir dans la rue pour gagner leur  vie. Il faut savoir aussi qu'au Mexique, il n’y a pas d’assurance  chômage ni d’assurance vieillesse obligatoire. L’association Projet Nauyaca a deux projets au Mexique qui ont pu voir le jour grâce à Valais Solidaire: Nosotros Reciclamos et Selva Joven.  Ils sont affectés par les circonstances de manière différente.

Les bénéficiaires de Nosotros Reciclamos sont des personnes fortement  liées à l’économiinformelle, vu qu’ils récupèrent dans la rue du  plastique, de l’aluminium, du carton, du verre, du bois, etc. Juste quand la crise sanitaire a commencé, l’atelier de Nosotros Reciclamos  était en train d’élaborer un nouveau produit qui avait trouvé de la  demande et dans lequel on avait beaucoup d’espoir; il s’agit de  trousses pour articles de bureau réalisées à partir de sacs en  plastique. Mais nous avons dû tout arrêter, ce que nous avons fait  déjà deux semaines avant la proclamation officielle, étant donné que l’état de santé des bénéficiaires font d’eux des personnes à risque.  Cette décision n’a pas plu aux bénéficiaires étant donné qu’ils vivent  au jour le jour et que les revenus qu’ils obtiennent à travers NR sont  très importants pour eux. En outre, nous n'avons pu leur payer que la  moitié des salaires, vu que nous arrivons à la fin de nos réserves.

Le cas de Selva Joven est différent étant donné que les bénéficiaires  ne dépendent pas économiquement du projet; chacun d’entre eux, comme  fils de paysans, a sa propre économie familiale. En fait, plusieurs  d’entre eux profitent de cette situation pour montrer l’importance  d’une agriculture saine et durable qui puisse nourrir la communauté.  Nous savons qu’ils continuent tous à cultiver leurs terres, certains  participent même à des campagnes de sensibilisation sur les mesures 
d’hygiène, d’autres encore en profitent pour partager leurs  connaissances à travers la plate-forme virtuelle. La seule chose qui  change pour le projet est le report à une date encore indéfinie d’un atelier qui aurait dû avoir lieu en mai.

Dans tous les cas, Nosotros Reciclamos et Selva Joven sont liés à  l’évolution des événements au Mexique, où la pandémie n’a pas encore  montré son côté le plus dur. Le gouvernement prévoit une chute du PIB  de 3 à 6%, ce qui augmentera la pauvreté et affectera les plus  vulnérables.

Mais la crise ici en Europe affecte également Projet Nauyaca qui  chapeaute les deux projets. En effet, les promesses de donations qui  devaient arriver sous peu, ici en Europe, sont suspendues en raison de  l’incertitude économique qui règne en ce moment, et nous n’avons pas  de garantie que la situation se stabilise rapidement et que nous  puissions avoir accès à des dons bientôt, ce qui met nos deux projets  en péril.

L’association suit avec attention ce qui se passe au Mexique et dans  le monde et fera tout en sorte pour que ses projets survivent. Nous  savons que ce sont des solutions pertinentes et qu’elles le seront  toujours une fois la crise passée. En attendant, nous essayons de  rester près de nos bénéficiaires pour les accompagner pendant cette  période difficile.

 

Bhavisya : Etat de situation face au COVID-19 au Népal et concernant leur projet dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Situation générale :

Pour le moment, le Népal semble plus ou moins épargné par la crise du Covid 19, mais cette information est à prendre avec prudence. Il n'y avait, au 31 mars, que 5 cas déclarés pour tout le pays, mais seulement quelques centaines de test effectués. Signe positif, selon Isabelle Conus qui a eu un contact avec une amie travaillant dans un hôpital à Kathmandu. Il n'y a pas eu, pour le moment d'augmentation du nombre d'entrée en hôpital.  

Néanmoins, le gouvernement a mis tout le pays à l'arrêt : Fermeture de l'aéroport de Kathmandu, fermeture des écoles, fermeture de nombreuses entreprises, interdiction de rassemblements publics, invitation à rester chez soi, mais sans confinement strict. Les commerces/marchés de fruits et légumes restent ouverts 2 x 3 h par jour.

Selon les contacts que nous avons pu avoir avec nos partenaires et connaissances népalais, l'angoisse est plutôt centrée sur les conséquences économiques de cette crise: Plus de tourisme, plus de commerces, plus de salaires pour les employés de petites entreprises  encore moins pour les indépendants et travailleurs journaliers, aucune assurance chômage, aucun système de protection sociale organisé, hormis les actions caritatives.

La crainte largement répandue est que le Népal, avec ou sans crise sanitaire, se trouve dans un insurmontable problème de survie alimentaire pour une part importante de sa population. Si, en plus, la crise sanitaire se déclenche, la capacité du système sanitaire à y faire face ne dépassera pas la semaine.   

Situation concernant les projets de Bhavisya :

Isabelle Conus, membre du comité de Bhavisya et Leila Varone, stagiaire à Satprayas qui devaient rentrer à mi et fin avril, ont pu prendre un avion de retour la veille de la fermeture de l'aéroport de Kathmandu .

- Le centre de jour Satprayas est fermé jusqu'à nouvel avis. Les jeunes restent à la maison. La réouverture dépendra de la durée du confinement (mai ou plus tard...)

- Les écoles sont fermées. L'année scolaire était arrivée à son terme à mi-mars et aucune date de réouverture des écoles n'est connue.

- Les 4 ateliers formateurs sont fermés. Pour deux, la situation économique n'est pas problématique à court ou moyen terme.  Pour deux autres, si l'absence de revenu devait durer plus de quelques semaines, la situation pourrait devenir sérieuse.

- Tous les jeunes du projet formation sont rentrés chez eux ou dans les ONG népalaises qui les avaient envoyés.

Le programme est suspendu jusqu'à nouvel avis.

Vu la suspension du projet il est probable que les jeunes actuellement engagés ne reviendront pas (fin de formation/abandon du projet/ modalités de collaboration avec les ONG népalaises à redéfinir, ce qui était en cours avant même la survenance de la crise sanitaire). La reprise des activités devra donc se faire avec un nouveau groupe et une nouvelle organisation  du projet. Quelques options avaient déjà été décidées par les comités népalais et suisses en février/mars 2020 :  Accueil de filles uniquement/ démarches d'autorisation d'exploiter un internat sous la responsabilité unique de Bhavisya Népal à entreprendre.

- Les démarches pour débuter avec une nouvelle volée de jeunes sont actuellement suspendues.

Dans le meilleur des cas, la reprise du programme de formation est envisageable pour le mois d'août ou d'octobre (selon la durée du confinement et l'évolution de la situation sanitaire). Comme lors du tremblement de terre de 2015, Bhavisya entend revenir au plus tôt aux objectifs de base du projet, n'ayant ni les moyens ni les compétence de le réorienter sur de l'aide d'urgence, hormis éventuellement pour quelques cas spécifiques en lien avec la situation personnelle de collaborateurs népalais.  

Décisions du comité Bhavisya suisse

Pour ne pas péjorer encore la situation personnelle et familiale  des employés  de Bhavisya et de Satprayas le comité de Bhavisya suisse a décidé:

- le maintien de la subvention mensuelle versée à Satprayas avec exigence que les salaires continuent à être versés. La subvention Bhavisya correspond à la totalité des salaires.

- Le maintien du versement des salaires du staff Bhavisya (3 personnes) jusqu'en octobre, quelle que soit la date de reprise de l'activité.

- Le maintien du salaire de la femme de ménage durant 3 mois, jusqu'en juin y compris. Elle devait quitter son emploi à fin mars, mais dans les conditions actuelles elle ne peut en aucun cas retrouver un autre job. Les 3 mois de salaires supplémentaires sont une mesure-relais pour lui permettre de trouver des solutions pour le futur.

Grace à Internet, nous pouvons être en contact régulier avec la coordinatrice de Bhavisysa Nepal, Shradha Prajapati qui nous tient au courant de l'évolution de la situation.

Nepalko Sathi : Etat de situation au Népal face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Situation au Népal :

A  notre connaissance, au 3 avril, il n’y a que 5 cas de CV19 avérés au Népal. Le Népal a fermé toutes ces frontières depuis une semaine et tout le pays est en confinement. Les voies de communications sont coupées et les ponts qui donnent accès aux vallées sont fermés. La circulation des personnes est donc très limitée. Les mesures ont été prises assez tôt et on espère qu’elles seront efficaces.

L’annulation de tous les voyages, trekkings et expéditions prive de travail une partie importante de la population. Nombreuses personnes qui ont conservé des terres agricoles ont regagné leur village et ne devraient pas manquer de nourriture. Par contre, ceux qui se sont établis à Katmandou et qui se trouvent maintenant sans revenu vont se trouver en situation catastrophique.

Situation concernant le projet de Nepalko Sathi :

Nous avions prévu de nous rendre au Népal ce mois d’avril pour faire le point sur les actions de Nepalko Sathi au Khembalung. Notre voyage a été annulé. Nous avons dû nous résoudre à nous contenter de communications téléphoniques. Le responsable Nepalko Sathi au Népal est bloqué à Katmandou et ne pourra se rendre sur place que lorsque le confinement sera levé. En attendant, les travaux de construction du  pont de Jakisur  se poursuivent avec la main-d’œuvre locale (construction des culées). Cependant les matériaux de construction (câbles et éléments du parapet) ne peuvent pas être livrés pour l’instant. Tout est prêt à être acheminé dès la levée du confinement

En ce qui concerne la vallée du Khembalung ou intervient notre association, nous avons organisé des travaux divers pour fournir du travail  à ceux qui sont remontés assez tôt. La construction du pont de Jakisur, d’un chemin muletier et la remise en culture de terres abandonnées fournissent du travail  aux habitants. Grâce aux cultures et jardins potagers et à un petit revenu les habitants de la vallée devraient pouvoir passer cette mauvaise passe.

Ces évènements confortent notre association dans son programme qui tend à améliorer les conditions de vie dans les villages pour éviter l’exode des jeunes vers la capitale.

Morija : Etat de situation au Burkina Faso face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Au 31 mars, l’OMS Pôle Afrique a recensé au Burkina Faso 246 cas, 12 décès et 21 guérisons liés au virus COVID-19. Suite au 1er cas confirmé du virus COVID-19, le 16 mars 2020 et à la propagation du virus au Burkina Faso, l’Etat a mis en place, entre autres, les mesures suivantes :

- Fermeture des écoles au moins jusqu’au 14 avril

- Couvre-feu sur l'ensemble du territoire national de 19h à 5h

- Suspension des transports interurbains

- Fermeture des gros marchés et marchés à bétail

- Des mesures de quarantaine pour plusieurs villes du pays

Le risque sanitaire est important pour le Burkina Faso où les systèmes de santé sont faibles et fragiles. Le risque lié à l’insécurité alimentaire s’ajoute. Dans nos centres, les responsables ont très vite adopté les mesures de protection et assumé leurs responsabilités. A ce jour, tous nos projets fonctionnent en prenant en compte les mesures adéquates à la limitation de la propagation du virus.

Des mesures internes ont été prises pour protéger les équipes et éviter la propagation du COVID-19. Avec nos équipes de terrain et notre Coordination à Ouagadougou, nous sommes très attentifs à l’évolution de la propagation du virus COVID -19 au Burkina Faso. Dans nos centres de nutrition et de santé, nos équipes appliquent les recommandations des autorités sanitaires et sensibilisent les populations aux risques liés au virus. Nos directeurs des secteurs de la nutrition et de la santé ont été convoqués pour des réunions avec les autorités sanitaires. Ils ont été sensibilisés et ont été dotés d’affiches de sensibilisation. Ils ont ensuite formé toutes leurs équipes au respect des normes sanitaires. Ils ont été encouragés à réduire leur contact en dehors du cadre du travail.

Par la suite et depuis le lundi 30 mars il a été décidé que tous les responsables effectuant des tâches administratives les effectueront en télétravail. L’opérationnel a également été adapté pour éviter toute contamination. Toutes les sensibilisations grand public sont stoppées jusqu’à nouvel ordre. Pour les salariés travaillant ensemble, ils doivent respecter strictement les mesures d’hygiène édictées par le Ministère de la Santé.

Concrètement, la sensibilisation prendra la forme d’une caravane roulante pour limiter le regroupement de personnes. Une sonorisation sera installée sur un tricycle et déambulera dans les villages de la commune de Nobéré, notamment près des lieux de commerces. En parallèle, les équipes d’animation en lien avec les responsables des CSPS vont faire du porte à porte pour sensibiliser les villageois directement dans les concessions. L’équipe aura tout le matériel pour bien se protéger : port de masques et de gants obligatoires, mis à disposition de lave main, de savons et de gel hydroalcoolique. Ils ne rentreront pas dans les concessions mais resteront sur le pas de la porte et respecteront une distance d’au moins 1 m. L’avantage est que les équipes d’animation et les responsables sont bien connues et reconnues par les habitants.

Au fil du temps, en fonction de l’évolution de la situation, d’autres mesures préventives ou curatives pourront être prises afin de contribuer à la limitation de l’épidémie, pour le confinement des personnes malades ou leur prise en charge.

COVID-19: Quel impact au Sud? dans COVID-19: Quel impact au Sud?

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Tous les jours, la presse nous informe de l'avancée du virus sur notre territoire et dans les états voisins. Mais qu'en est-il au Sud? Comment la pandémie affecte-t-elle les projets dans les pays en développement? Les associations de Valais Solidaire témoignent de l'impact du COVID-19 sur leur travail sur le terrain.

FXB : Etat de situation au Rwanda face au COVID-19 dans COVID-19: Quel impact au Sud?

Au 30 mars le Rwanda compte 70 cas de coronavirus confirmés. Le gouvernement a pris des mesures draconiennes pour empêcher sa propagation : fermeture des frontières et circulation bloquée entre les différents districts, confinement de la population, prise de température systématique, écoles et commerces non essentiels fermés.

Il ressort de nos points réguliers avec le terrain que le niveau de compréhension de la situation est relativement bas dans les zones rurales. Toutes les distanciations sociales vont à l’encontre des us et coutumes. Par ailleurs, le virus est perçu comme une maladie de gens riches, qui ont les moyens de voyager, puisque de nombreux cas recensés ont été contaminés à l’étranger.

Tous les collaborateurs de FXB sont aussi confinés à la maison. Ils sont évidemment en contact quotidien avec les bénéficiaires au Rwanda. L’idée est de les tenir informés de la situation, de leur dispenser toutes les informations utiles sur les « gestes-barrières » à adopter pour se protéger du virus et de les encourager à strictement respecter les normes mises en place par le gouvernement.

Cependant, nous osons croire que toutes les mesures qui ont été acquises ou prises à travers nos composantes santé, eau, assainissement et hygiène - que ce soit à travers des formations régulières de renforcement des capacités et la construction de postes de lavage des mains et de latrines ainsi que la salubrité des logements – devraient contribuer à réduire leurs risques d’infection.

Eirene Suisse : Etat de situation face au COVID19 en Ouganda dans COVID-19: Quel impact au Sud?

L’Ouganda a instauré très tôt des mesures particulièrement restrictives. Néanmoins, le pays a connu son premier cas dimanche 22 mars. Les mesures prises par les autorités ont momentanément mises en pause les activités. Le partenaire local est en train de réfléchir à des activités ciblant les jeunes des rues qui risquent  de se retrouver sans aucune ressource  du tout en cas d’arrêts de toute l’activité économique. Si c’est le cas, il y a de forte chance que ces enfants retournent vers la violence et les gangs comme unique solution de survie. C’est pour cette raison que le partenaire local travaille activement pour anticiper ces potentiels effets.